Chirurgien-dentiste : 245 communes cherchent un praticien en Centre-Val-de-Loire
245 communes de la région cherchent un chirurgien-dentiste, et deux affichent un accès dentaire nul. Les chiffres par département et les zones critiques.
La tension dentaire est moins médiatisée que la tension médicale. Elle est pourtant, dans cette région, au moins aussi sévère : 245 communes cherchent un chirurgien-dentiste, pour environ 1,1 million d'habitants.
La répartition par département
| Département | Communes cherchant un dentiste |
|---|---|
| Loiret (45) | 83 |
| Indre-et-Loire (37) | 53 |
| Eure-et-Loir (28) | 33 |
| Loir-et-Cher (41) | 32 |
| Indre (36) | 24 |
| Cher (18) | 20 |
Un point mérite attention : l'Indre-et-Loire arrive en deuxième position, alors qu'elle est le département le moins tendu de la région pour la médecine générale. Nous avons consacré un article à cet écart : Indre-et-Loire, 3 communes en ZIP médecin contre 53 en ZIP dentaire.
Deux communes à accès dentaire nul
L'indicateur APL dentaire s'exprime en équivalents temps plein pour 100 000 habitants. Deux communes de la région affichent une valeur de zéro :
- Beauce la Romaine (Loir-et-Cher)
- Châtillon-sur-Indre (Indre)
Zéro ne signifie pas « peu » : cela signifie qu'aucune offre dentaire n'est accessible dans le périmètre retenu par l'indicateur. Les habitants doivent sortir du territoire pour tout soin dentaire, y compris courant.
Juste au-dessus, on trouve Nogent-sur-Vernisson (1,8), Châtillon-Coligny (2,1) et Courtenay (2,7), toutes dans le Loiret — pour un APL dentaire médian régional de 28,6. L'écart entre ces communes et la médiane est d'un ordre de grandeur.
Le double besoin, cas le plus fréquent
237 communes sur 301 cherchent à la fois un médecin et un dentiste. C'est la situation la plus courante, et elle a une conséquence pratique : ces territoires sont souvent ouverts à des projets d'exercice regroupé associant les deux professions, ce qui change l'équation économique (locaux partagés, secrétariat mutualisé, flux de patients croisés).
Si vous envisagez une maison de santé, c'est un argument à porter dès le premier échange avec la collectivité.
Un zonage distinct — à ne pas confondre
Le zonage dentaire fait l'objet d'un arrêté séparé de celui des médecins, avec sa propre grille et sa propre date (juillet 2024 pour la région). Une commune peut être hors zonage médecin et classée au niveau maximal en dentaire.
C'est l'erreur la plus fréquente chez les chirurgiens-dentistes qui préparent une installation : consulter la carte « médecin » et conclure qu'il n'y a pas de besoin.
Sur chaque fiche commune de ce site, les deux zonages sont affichés séparément, avec l'année de l'arrêté correspondant.
Les aides : vérifier auprès de la CPAM
Les chirurgiens-dentistes relèvent de leur propre convention, distincte de la convention médicale. Les dispositifs d'aide à l'installation existent en zone très sous-dotée, mais les montants et conditions doivent être validés directement auprès de la CPAM et de l'ARS Centre-Val-de-Loire — les barèmes évoluent, et annoncer un chiffre unique ici serait trompeur.
En revanche, les aides locales (local équipé, participation à l'achat du plateau technique, aide au logement) se négocient commune par commune et sont souvent substantielles pour la dentisterie, où l'investissement initial est lourd.
- Guide d'installation chirurgien-dentiste →
- Reprendre un cabinet existant →
- Voir les communes en tension dentaire sur la carte →
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Sources : arrêté de zonage chirurgien-dentiste ARS Centre-Val-de-Loire (juillet 2024), indicateur APL DREES 2023, population légale INSEE.
Prêt à explorer concrètement ?
Toutes les communes du Centre-Val-de-Loire classées en tension par l'ARS sont sur la carte. Cliquez sur un point, vous voyez la fiche, vous contactez la mairie.